UN AUTRE AVENIR POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES EST POSSIBLE !

vendredi 01 septembre 2006

UN AUTRE AVENIR POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES EST POSSIBLE !

Vous souhaitez tous que tous les jeunes trouvent une place dans la société, dans le monde du travail, qu’ils deviennent des citoyens compétents, dynamiques, formés à haut niveau.
Mais un certain nombre d’entre vous doutent que tous les enfants puissent y parvenir.
Nous pensons que si notre société s’en donne les moyens, nous pouvons faire réussir tous les élèves.

Voici nos propositions.

UNE ÉCOLE POUR APPRENDRE

Peut-on aujourd’hui penser réussir sa vie personnelle, sa vie professionnelle, sans maîtriser des connaissances variées comme le français, les maths, les langues, ou encore l’éducation physique, la musique...? Aussi, nous proposons :

  • de prendre mieux en charge les élèves fragiles ou en difficultés scolaires (prévention, travail en groupes, aides ponctuelles...)
  • d’améliorer la scolarisation des enfants de moins de 3 ans en maternelle et notamment en ZEP ; d’étendre la scolarité obligatoire jusqu’à 18 ans
  • de transmettre à tous, de la maternelle au lycée, une véritable culture commune
  • de faire le choix de l’enseignement professionnel plutôt que de celui de l’apprentissage
  • de développer l’enseignement technologique
  • d’améliorer la formation initiale et continue des personnels en charge de l’éducation

LE GOUVERNEMENT VOUS TROMPE !

Il affirme vouloir la réussite des jeunes, mais il supprime des milliers de postes et il aggrave les conditions d’étude :

  • moins d’enfants scolarisés en maternelle,
  • moins d’aide à l’école primaire et au collège, remise en cause de l’éducation prioritaire (ZEP), surcharge des classes, orientation précoce et irréversible pour les jeunes en difficultés,
  • moins de formations en lycée professionnel,
  • moins d’options en lycée, moins de passages en seconde, moins de poursuites d’études après le Bac...

Le gouvernement ainsi que de nombreuses régions ont fait de l’apprentissage leur cheval de bataille, délaissant les formations en lycées professionnels.
En réalité, près d’un quart des jeunes orientés vers l’apprentissage abandonnent en cours de route et ceux qui restent n’ont quasiment plus de possibilités d’évoluer dans leur vie professionnelle.

Après une élévation constante du niveau d’études ces 20 dernières années, c’est une scolarité au rabais, une école plus inégalitaire qu’on veut nous imposer : le strict minimum pour beaucoup et une formation complète seulement pour quelques-uns. Ils seront nombreux, en particulier des milieux populaires, à se voir proposer moins d’école.
C’est un renoncement sans précédent à faire réussir tous les jeunes.

C’est la raison pour laquelle nous serons amenés dans les semaines qui viennent à nous mobiliser fortement comme nous l’avons fait dernièrement et victorieusement, contre le CPE !

UNE ÉCOLE QUI PRÉPARE L’AVENIR

Qui peut accepter l’idée d’un avenir professionnel précaire ?

Qui peut savoir précisément quel sera le métier des jeunes scolarisés aujourd’hui ?
Comment penser qu’avec moins d’école, moins de formation, les jeunes réussiraient mieux leur entrée dans la vie professionnelle ? Aussi, nous proposons :

  • qu’à la sortie du collège tous les élèves aient les moyens de suivre une formation dans les lycées et que soit réellement développé le service plublic d’orientation
  • que soient développées et validées dans le Service Public les passerelles entre formations (CAP, BEP, BAC)
  • que les formations post-bac permettent, à chaque niveau, une sortie qualifiante sanctionnée par un diplôme ou la poursuite d’études
  • que soit engagée véritablement une lutte contre l’échec en premier cycle universitaire (réduction d’effectifs, développement du tutorat...)
  • qu’une place prioritaire soit donnée à la recherche, au service du progrès social

UNE ÉCOLE PLUS JUSTE, PLUS ÉGALITAIRE ET PLUS EFFICACE

Qui peut accepter que les droits à l’éducation soient différents selon le quartier où on habite, selon
la famille dans laquelle on est né ? Dans une société où les inégalités et les injustices pèsent lourd, les responsabilités du service public d’éducation sont grandes
Aussi, nous proposons :

  • de faire travailler les élèves dans des classes moins chargées
  • d’améliorer l’accueil et l’encadrement éducatif, de prévoir en nombre suffisant tous les personnels qui contribuent à la réussite scolaire et à la lutte contre les inégalités
  • d’accroître les bourses et les aides sociales
  • d’assurer une réelle mixité sociale dans tous les établissements scolaires
  • de développer une vraie politique d’éducation prioritaire
  • d’augmenter les moyens accordés à l’Université et de développer la recherche
  • de faire mieux vivre la démocratie dans l’école, avec les parents et les jeunes
  • Tout cela passe par des améliorations qualitatives du système éducatif, mais aussi par un budget 2007 en augmentation

Il y a urgence

Nous savons tous que l’école a un prix, qu’il n’y aura pas d’amélioration sans moyens supplémentaires !

Nous sommes fiers de notre métier et d’accompagner les enfants et les jeunes jusqu’à l’âge adulte

C’est la raison pour laquelle nous voulions nous adresser à vous et nous aurons plaisir à échanger avec vous, sur

www.fsu.fr

ou par lettre à : FSU, 3-5 rue de Metz, 75010 Paris