Un ouvrage sur l’histoire de la FSU (objectifs, historique...) Comment la FSU s’est, au fil du temps...Fonction Publique : Autosatisfaction du ministre
La présentation de Christian Jacob devant le conseil des ministres du 8 novembre 2006 relève de l’autosatisfaction et de l’impasse sur bien des problèmes vécus par les agents de la Fonction Publique.
Le ministre présente comme une « amélioration de la rémunération des carrières » les modifications statutaires issues de l’accord minoritaire du 25 janvier 2006 ; pour la FSU, ces mesures ne représentent pas la refonte de la grille de la Fonction Publique que les personnels attendent.
Ces quelques éléments illustrent la dégradation des rémunérations de la Fonction Publique du fait des choix gouvernementaux de revaloriser le point d’indice en deçà de l’inflation.
Faisant valoir des réajustements auxquels il a été contraint, Christian Jacob passe sous silence le fait que pour l’année 2006 avec une inflation déjà constatée de 1,2% sur les neufs premiers mois, la seule revalorisation de l’indice a été de 0,5% en juillet.
La revalorisation suivante de 0,5% n’est annoncée que pour février 2007 et le projet de loi de finances pour 2007 n’en provisionne aucune autre. La bonification indemnitaire, qui sera versée en décembre aux agents de catégorie A et B qui stationnent au dernier échelon du dernier grade de leur corps vise à compenser partiellement pour ceux-ci la perte du pouvoir d’achat du point. Sa création confirme l’orientation ministérielle de laisser se dégrader la valeur du point, faisant de l’avancement dans la carrière le seul moyen de ne pas perdre de pouvoir d’achat. Le gouvernement devra -t-il corriger en juillet 2007, la grille issue de la réforme de 2006, laquelle faisait déjà suite à une réforme intervenue en 2005 ?
Il affirme que les promotions seraient plus nombreuses. Ce qui a été augmenté, c’est la proportion des promotions envisageables par rapport aux recrutements par concours. Là aussi, ce correctif permettra seulement de ne pas étrangler les promotions alors que les recrutements diminuent du fait des suppressions massives d’emplois et de la réforme des retraites.
La FSU ne s’explique pas que les corps des enseignants et des enseignants chercheurs aient été écartés des dispositions qui doivent permettre de bénéficier d’une reprise d’ancienneté à tout nouveau recruté pouvant faire valoir une expérience professionnelle.
Enfin, la FSU ne voit pas dans la substitution à la notation d’une seule évaluation basée sur les entretiens professionnels le moyen d’écarter le risque d’arbitraire dans les décisions qui seront fondées sur cette évaluation. Pour la FSU, l’évaluation doit servir à améliorer le service et la motivation ne saurait sans risque pour le travail d’équipe être fondée sur des avantages accordés à ceux qui seraient reconnus et refusés aux autres.
Pour la FSU, la défense du pouvoir d’achat de tous est un impératif. Les nouvelles mesures d’action sociale et de contribution aux abonnements aux transports collectifs ne sauraient s’y substituer. Elle appelle les personnels à signer la carte pétition intersyndicale « Stop à la perte de pouvoir d’achat, Oui aux augmentations salariales » et souhaite que la mobilisation des retraités à l’occasion de la « semaine bleue » du mois d’octobre ait rapidement des suites unitaires.
30 organisations syndicales, politiques et associations d’usagers appellent à organiser dans tout le pays des états généraux des services publics. L’objectif est de construire des propositions pour l’avenir du service public.