Un ouvrage sur l’histoire de la FSU (objectifs, historique...) Comment la FSU s’est, au fil du temps...Le ministre de la Fonction publique Christian Jacob a imposé son ordre du jour jeudi lors de la négociation sur la Fonction publique, poussant trois syndicats à discuter social et statut jusque tard dans la soirée avant d’émettre une nouvelle proposition salariale pour 2007.
Vendredi vers 1H30, le ministre a clos une troisième séance de négociation marquée dès son ouverture par le départ de quatre organisations syndicales en proposant une augmentation de salaire de 0,5% au 1er février 2007. Il a néanmoins conditionné cette revalorisation à l’acceptation par les syndicats des deux autres volets de la discussion.
"Si les deux volets social et statutaire sont signés (par les syndicats), nous ferons un effort de 0,5% sur le point d’indice au 1er février 2007", a-t-il déclaré. Le point d’indice sert de base au calcul des salaires des 5,2 millions de fonctionnaires.
Les syndicats CFDT, CFTC et Unsa, restés seuls face au ministre dès 15H30, n’ont pas semblé satisfait par cette ultime annonce de M. Jacob, les représentants CFTC et Unsa repartant sans faire de commentaire et Marie-Claude Kervella, de la CFDT, affirmant que le volet salarial n’était "pas signable".
L’ensemble des syndicats demandent une augmentation d’au moins 1,8% du point d’indice pour 2006, soit l’équivalent de l’inflation.
La proposition de M. Jacob vient en complément d’une autre augmentation de 0,5%, qui sera, elle, appliquée le 1er juillet 2006 quelle que soit la décision des syndicats sur les autres volets. Les représentants syndicaux ont en revanche reconnu des "avancées" dans les deux autres volets de la négociation, Yves Missaire (CFTC) estimant qu’il "pourrait y avoir un accord sur les volets statutaire et social". Les trois syndicats doivent réunir leurs instances dès vendredi matin et se prononcer sur les trois volets de la négociation ainsi que sur leur éventuelle participation à la journée de grève et de manifestation dans la Fonction publique le 2 février, appelée par CFDT, CGT, FO, FSU et Unsa.
Eprouvé par le départ rapide de la table de négociation de la CFE-CGC, CGT, FO et FSU, le front syndical sur les salaires n’en est pas pour autant enterré. La mobilisation du "2 février, sur les salaires, n’est pas remise en cause", a ainsi déclaré Elisabeth David (Unsa), après que ses quatre homologues eurent claqué la porte.
Peu après l’ouverture de la négociation, la CFE-CGC, CGT, FO et FSU ont en effet quitté la négociation avec fracas, rejetant l’ordre du jour fixé par le ministre, qui a relégué la question salariale en fin de réunion. L’ensemble des syndicats avait quitté les deux précédentes séances sur un constat de désaccord avec le ministre sur le plan salarial.
Les représentants CGT, FO et FSU ont attribué leur divergence avec les autres négociateurs à une simple question d’"appréciation" de la situation. "Nous refusons d’entrer dans la logique du ministre, qui veut intégrer les questions statutaires et sociales dans le calcul du pouvoir d’achat", a expliqué Jean-Marc Canon (CGT), en quittant la négociation. "Les syndicats qui restent en séance ne semblent pas accepter cette logique non plus, donc je ne vois pas de rupture du front syndical pour la journée du 2 février", a-t-il ajouté. Gérard Aschieri (FSU) a relevé pour sa part que "ceux qui sont partis sont majoritaires en nombre et représentativité". Gérard Nogues (FO) a jugé l’attitude de M. Jacob "inacceptable" et Charles Bonissol (CFE-CGC) fustigé le "mépris" d’un ministre "intransigeant sur l’ordre du jour". Les propositions statutaires et sociales du ministre, à effet immédiat en cas d’accord, représentent un montant de 500 millions d’euros pour l’année, et équivalent, selon M. Jacob, à un coup de pouce de 0,6% de point d’indice supplémentaire
30 organisations syndicales, politiques et associations d’usagers appellent à organiser dans tout le pays des états généraux des services publics. L’objectif est de construire des propositions pour l’avenir du service public.